Le scribe moderne

Chroniques Nocturnes et Illustration


J’aide les insomniaques à rester éveillés et les employés à mieux s’ennuyer au travail.


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  • Dessin Naturaliste Appliqué

    Et si je transformais mon carnet d’observation naturaliste en produit culturel ?

    Alors ce qu’il faut savoir sur moi, c’est qu’en plus d’être illustrateur et artiste en survie contemporaine, j’ai une spécialisation en visualisation 3D (de la maquette numérique, essentiellement).

    Je me suis donc attelé à mon bureau pour créer une maison d’édition fictive (dont le nom est inspiré de ma mention Instagram @codexitineris) et de modéliser les livres qu’elle serait susceptible de vendre. J’ai donc scanné des illustrations naturalistes que j’avais fait à l’encre, pour ne pas tricher, puis je les ai intégrées dans le design de couverture de livre en prenant soin d’accorder toutes les harmonies de couleurs entre elles. J’ai également limité leur nombre à 2 par design, pour le défi. J’aime bien l’idée qu’un produit culturel puisse également être décoratif.

    Oui, j’ai des passe-temps de geek, mais avouez que c’est plus sympa que de collectionner des tickets de métro.

    Nb. je n’ai utilisé aucune p*n d’IA.

  • Vous ne l’avez pas demandé, mais je vais vous le dire quand même. Les eaux du Delta de L’Okavango ne se jettent dans aucun océan, ni aucune mer.

    Le fleuve finit sa course par évaporation et infiltration dans les sables du désert du Kalahari, au Botswana. C’est ce qu’on appelle un fleuve endoréique.

    Néanmoins la majorité des fleuves sont exoréiques (c’est l’antonyme d’endoréique) : leurs eaux s’écoulent vers l’océan ou une mer ouverte, donc.

  • Allô ? Les Internets ?

    Ces derniers temps, j’ai dû repenser un peu le concept du blog.

    Difficile de rester créatif à tout instant quand ton style graphique dépend d’un logiciel, d’un ordinateur, un scanner et un lieu de travail de type plutôt horizontal.

    Impossible de pondre un article en chemin. Ma créativité et ma spontanéité étaient bien trop liées à mon bureau. Ça me chiffonnait.

    Pour débloquer la machine, il a fallu se poser les vraies questions. Puisque c’est un blog perso, et que je veux proposer l’expérience totale : le style graphique et l’enveloppe doivent être en symbiose absolue. Mais alors, « quel style graphique s’adapte vraiment à l’improvisation et au voyage ? »

    La question, elle est vite répondue, comme dirait une grande philosophe contemporaine : l’encre. D’ailleurs, ça tombe plutôt bien, car c’est aussi une de mes passions (Non je n’en consomme pas, mais je maîtrise la plume et les markers même en terrain miné).

    Un petit bout de papier, un téléphone portable et tout devient possible.

    Bref, le blog restera quand même léger et pensé comme une plateforme de microblogging adaptée à la lecture de nuit, à l’image de son prédécesseur. Seules les polices et les couleurs changent. Un espace où mon esprit peut enfin dériver spontanément sur les vraies questions de la vie : si les dauphins faisaient du tennis, tourneraient-ils en rond dans l’océan à cause de l’asymétrie musculaire ?

    Vous ne comprenez rien ? Moi non plus.